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Ce blog n'est pas un livre construit mais un ensemble de touches d'émotions ou de réflexions nées de quelques années de parcours professionnel et amical dans trois pays du Sud essentiellement : Haïti, Congo RDC et le Sénégal. Vos commentaires sont bienvenus autour de ces textes sans prétention. Juste un partage pour aussi faire découvrir de belles histoires au Sud et des moins drôles. Et n'oubliez pas de cliquer sur "plus d'infos" pour voir la suite de chaque billet !

jeudi 31 juillet 2014

BRIBES D'HISTOIRE HAÏTIENNE (billet invité)

Pas facile de tenir un blog quand on a des responsabilités dans un pays du Sud. Le blog est un art qui demande du temps. Mais les engagements professionnels aussi. Des heures et des heures derrière un clavier ou sur les pistes pour essayer d'apporter sa pierre à des Haïtiens qui veulent changer des vies à ne pas vivre. Ces hommes et ces femmes sont plus nombreux qu'on ne le dit dans la presse internationale.


Durant ces dernières semaines je vais de surprise en surprise. Des amis me racontent l'histoire d'Haïti. Ils ne sont pas historiens, juste passionnés par leur pays. Et cette histoire remonte à loin, très loin ! On trouve dans le pays des hiéroglyphes écrits en alphabet run. L'histoire d'Haïti et des Indiens d'Amérique Latine fut riche en événements communs qui laissent des traces sur le sol haïtien. Puis vint l'époque de Christophe Colomb (on vient de retrouver la Santa Maria dans les fonds près des côtes d'Haïti)  et aussi celle des corsaires et flibustiers qui avaient élus domiciles à l'île à vache et à l'île de la tortue, un joyau écologique. Puis la colonisation française, puis les luttes pour l'indépendance (1804), précédée de la déportation de Toussaint Louverture, une des grandes figures des mouvements anticolonialiste, abolitionniste et d'émancipation des Noirs,  au Fort de Joux, prison ignoble dans les brumes du Jura. Cette indépendance, née d'alliances, a créé bien des soubresauts dans la jeune et première République noire qui s'est engagée dans nombre de luttes de libération en Amérique Latine, d'où la reconnaissance de Chavez et de nombreux pays d'Amérique Latine. Puis vint la colonisation américaine.  Puis la dictature de papa et baby Doc, sanglante. Puis l'épouvantable leurre de vingt ans de "génération Aristide". Aujourd'hui est passé à une autre ère, imparfaite.

Si toutes les résistances et hauts faits d'armes étaient connus de tous les Haïtiens, alors ils relèveraient la tête. Le peuple d'aujourd'hui ne vient pas de nulle part. On sent bien dans les discours, dans le savoir de ce peuple, les références à tous les chefs historiques de l'indépendance et nous, étrangers, nous devrions connaître cette histoire. Mais l'histoire est plus riche, plus longue, métissée de toujours. Il va falloir que j'apprenne encore et encore mais les amis haïtiens sont là.

Pour l'heure je présente un billet invité d'un ami, Marcel Duret. Au détour de la découverte d'une petite ville du Nord-Est que j'ai visitée, il raconte la luttes des Caicos contre l'occupation américaine. J'apprécie sa plume, donc je partage avec vous. Bonne lecture.

jeudi 5 juin 2014

JARDINS, ECOLOGIE, ENVIRONNEMENT... un texte à lire, relire, déguster.

J'emprunte ce texte. J'espère que je respecte tous les droits. L'auteur est Gilles Clément, professeur invité sur la chaire annuelle de Création artistique pour l'année académique 2011-2012 au Collége de France.

Hymne au jardinier, à l'écologie, nouvelle relation avec le vivant...

Source : Cléo/OpenEdition, Unité mixte de services 3287, CNRS, EHESS, Université de Provence, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, 3, place Victor Hugo, Case n° 86, 13331 Marseille Cedex 3, France

Juste quelques phrases pour vous mettre en appétit, tirées de ce texte :
"Le paysagiste règle l’esthétique changeante du jardin (ou du paysage) ; le jardinier interprète au quotidien les inventions de la vie, c’est un magicien".
"Au jardin, il suffit d’être et cela demande un silence. Le silence dont je parle ne concerne pas l’espace de l’enclos – par nature soumis au discret vacarme des animaux – mais celui qu’il faut aller puiser au dedans de soi-même en se débarrassant un à un des encombrants savoirs, comme on le fait de vêtements inutiles. La présence au jardin suppose l’esprit nu et le corps exposé. Il est alors possible de risquer le rêve".
"Le jardin autorise le désarmement ; quiconque pénètre le jardin bardé de certitudes se trompe de porte, car même si le jardin est « botanique », hérissé d’étiquettes savantes, ce n’est pas la science qu’il nous demande d’apprécier avec dévotion, mais l’incroyable projet de nous livrer les clefs du vivant grâce à l’approche scientifique, immédiatement conjurée par l’éclat des pétales de fleurs, le vol d’un bourdon, le pèlerinage des fourmis, le cri pleuré du pic noir et tout à coup cette lumière sur l’herbe rousse de l’été qui rejette dans l’ombre un sous-bois inconnu, donc nouveau".

Ce texte ne se lit pas à la manière du zappeur, du boulimique d'Internet qui veut tout voir sans rien entendre ni écouter. Il porte sur les fondamentaux de notre planète et invite au changement de paradigme.
Bonne lecture
Bernard

samedi 5 octobre 2013

HAÏTI : CA BOUGE TRÈS SÉRIEUSEMENT : PASSAGE ANNONCÉ DE LA MISÈRE A L’ABONDANCE.

Désolé. Les images viendront plus tard. En mission professionnelle dense en Haïti, je souhaitais partager avec vous. Les images (si belles, de ce pays si beau !) viendront après. 

Mais, depuis quelques semaines, je voulais écrire ce que je ressentais en Haïti et le partager avec vous. Voilà, c'est fait.

La morale de l'histoire ? Il est des peuples qui ont de terribles ressorts mais la presse internationale n'est pas en mesure de voir cela. Nous pouvons jouer un rôle d'observateurs actifs, pour compenser ces déficits de regards positifs. Partageons ces informations.

samedi 17 août 2013

Nedje ou les filles de Casablanca

J'ai fait lire mon poème sur les filles de Saly (http://btaillefer.blogspot.com/2011/06/les-filles-de-saly.html) à un ami haïtien qui m'accueille. Immédiatement il pense à un poème écrit, il y a fort longtemps, par un poète haïtien, Roussan Camille. Mon ami haïtien a trouvé des tonalités semblables entre nos deux poèmes... écrit à 40 ans d'intervalle puisque Roussan Camille écrivait en 1940 !

J'ai aimé ce poème et je le partage. Regards de deux cultures aux mêmes sensibilités sur des réalités proches.

Je sais : je pourrais aussi partager sur ce que je vis en Haïti en ce moment, fait de beaucoup de bonheur car ce pays est beau et tout y bouge en ce moment. Mais ce sera l'objet d'un prochain billet. En attendant on me demande, avec une équipe haïtienne de valoriser la production agricole locale. J'ai eu juste le temps d'une escapade pour découvrir un tout petit, très petit bout de la littérature haïtienne, magnifique. 

Je me sens petit plumitif face à ce poème que je publie ci-dessous.

jeudi 20 juin 2013

Aloe Vera : miracles et arnaques commerciales !

Sur la signification des cliparts voir la fin du billet "Vous avez dit "plantes magiques ?"

Encore une de ces plantes magiques mais ce n'est pas un scoop ! Vous trouvez partout son nom dans les centres commerciaux en Europe : sur les savonnettes, les shampoings, les lessives... et même sur le papier de toilette ! Un vrai filon pour de nombreuses sociétés commerciales... loin d'être toutes honnêtes comme le montre la vidéo contenue dans ce billet. Il n'empêche que c'est une plante à intégrer dans sa pharmacie et dans son alimentation ! En Afrique, il devrait y avoir quelques pieds d'aloe vera à côté de chaque maison. Dans les pays occidentaux, on devrait retrouver la plante dans toutes les maisons ou dans les appartements puisque, entre autres qualités, elle fait partie des plantes dépolluantes !