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Ce blog n'est pas un livre construit mais un ensemble de touches d'émotions ou de réflexions nées de quelques années de parcours professionnel et amical dans trois pays du Sud essentiellement : Haïti, Congo RDC et le Sénégal. Vos commentaires sont bienvenus autour de ces textes sans prétention. Juste un partage pour aussi faire découvrir de belles histoires au Sud et des moins drôles. Et n'oubliez pas de cliquer sur "plus d'infos" pour voir la suite de chaque billet !

samedi 5 octobre 2013

HAÏTI : CA BOUGE TRÈS SÉRIEUSEMENT : PASSAGE ANNONCÉ DE LA MISÈRE A L’ABONDANCE.

Désolé. Les images viendront plus tard. En mission professionnelle dense en Haïti, je souhaitais partager avec vous. Les images (si belles, de ce pays si beau !) viendront après. 

Mais, depuis quelques semaines, je voulais écrire ce que je ressentais en Haïti et le partager avec vous. Voilà, c'est fait.

La morale de l'histoire ? Il est des peuples qui ont de terribles ressorts mais la presse internationale n'est pas en mesure de voir cela. Nous pouvons jouer un rôle d'observateurs actifs, pour compenser ces déficits de regards positifs. Partageons ces informations.



Mon attachement pour Haïti est un secret de polichinelle. Depuis 13 ans que j’interviens dans ce pays, comme partenaire d’organisations haïtiennes et de projets de développement, j’en ai vu des vertes et des pas mûres ! Mais une espèce de conviction intérieure me disait que ce pays avait de solides ressorts (l’âme haïtienne ?) pour vaincre ce que d’aucuns ont appelé la « malédiction » ! Ceux-là, à l’intérieur et surtout à l’extérieur – étaient trop nombreux.

Mais des faits ne peuvent être niés quant à la qualité de ce peuple : des intellectuels de haut vol ; des femmes et des hommes qui, plutôt que d’aller chercher un enrichissement ailleurs, se sont battus à l’intérieur de leur pays pour que les choses changent, alors que les conditions n’étaient pas nécessairement réunies ; des peintres de génie, des écrivains reconnus internationalement ; une gastronomie remarquable (je fais rire les Haïtiens quand je dis que le maïs moulu sauce pois avec du hareng (le plat des pauvres) est mon plat préféré à l’échelle mondiale. Et puis écoutez la musique haïtienne, celle de feu Toto Bissainthe, d’Alan Cave, des troubadours et ce compas envoûtant… Tant de créativité ! « Bonne race ne peut mentir ! »

Alors j’attendais, confiant mais aussi désespéré de la lenteur des événements qui changeraient le cours des choses et des vies à ne pas vivre.

Vint le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010. J’avais dit, quelques mois avant, à un ami haïtien avec qui je voyageais en voiture : « il ne vous manque plus qu’un tremblement de terre et vous aurez tout subi ». Prémonition ? Quand j’ai vu les images, j’étais atterré, connaissant la densité de population et sachant que j’avais tant et tant d’amis dans la capitale, Port-au-Prince. On me raconte aujourd’hui l’histoire d’une étudiante venue à Port-au-Prince juste quelques jours pour passer un examen pour obtenir une bourse. Le 12 janvier l’a prise avec ses 20 ans. Elle a perdu une jambe et n’a pu passer l’examen. Appareillée pour la vie, on pourrait ne pas s’en rendre compte tant elle croque à la vie. Juste une petite difficulté de marcher, le besoin de s’asseoir. Mais son visage est radieux comme celui de toutes les filles de son âge. Chapeau bas ! « Bonne race ne peut mentir ! ».

On ne mesurera jamais assez l'élan de solidarité entre Haïtiens qu'il y a eu tant pendant qu'après le tremblement de terre pour soigner les séquelles individuelles et familiales.

Aujourd’hui, en octobre 2013, le gouvernement, la population sont passés à autre chose. Le 12 janvier reste dans toutes les mémoires. Mais on bâtit sur les ruines et les souffrances.

Donc j’avais espoir que ce peuple s’en sortirait, larguerait ses pseudo présidents, pseudo sauveurs et grands spécialistes du verbe démagogique. Mais les actions manquaient. Au point que nombre d’Haïtiens regrettaient Duvalier, bébé Doc. Ce n’est pas peu dire tant son régime a été sanguinaire et source d’enrichissement personnel. Je ne jette pas des mots au hasard : trop d’amis haïtiens témoignent de pertes d’êtres chers sous son régime ; trop d’Haïtiens ont choisi l’exil pour sauver leur peau.

Arrive l’élection de Michel Martelly, « Sweet Micky » - un chanteur, - comme président. Intellectuel un peu formaté que je suis, sa candidature n’était pas vraiment ma tasse de thé. J’aurais préféré à l’époque un autre candidat. Mais si le peuple n’élit pas une « tet grenn[1] » comme pouvaient l’être les précédents présidents (Martelly est aussi chauve qu’un œuf !), la raison ne peut être cherchée seulement dans le fait que Michel Martelly était un chanteur populaire. Dont acte. Dans tous les cas, il a été élu. Il y a donc matière à s’interroger sur la signification du choix de ce peuple qui a oublié de ne pas réfléchir.

Observateur externe, non impliqué dans la politique haïtienne, j’attendais de voir, ouvert, sans a priori. Mon voyage précédent remonte à février 2012. J’écris ce billet lors d’une mission qui a commencé le 9 juillet 2013 et se terminera fin octobre 2013. Je travaille avec un agronome haïtien avec lequel j’ai un long parcours professionnel et fraternel. Nous circulons beaucoup ensemble dans le pays. Je ne cesse de lui dire : « Je ne reconnais pas ton pays ».

Je m’explique :

 1.  Dans la capitale, on voit chaque nuit des bennes à ordures et les hommes qui les accompagnent, faisant leur travail ;
2.  Des travaux d’amélioration sont faits sur toutes les routes du pays ;
3.   Le Cap Haïtien, deuxième ville du pays, est dotée d’un aéroport international ;
4.   Partout dans le pays, des trottoirs sont réalisés pour assurer la sécurité des piétons ; les ouvriers travaillent nuit et jour ;
5.   Un fonds pour l’éducation est créé, alimenté par les communications téléphoniques entrantes ;
6.   Le gouvernement cherche à trouver des ressources internes pour alimenter sa politique de développement ;
7.   Le Cap Haïtien est devenu une belle ville à la suite des travaux effectués à l’occasion du carnaval 2013 ;
8.   Le Premier ministre annonce devant les Nations Unies qu’il va privatiser la compagnie d’électricité qui coûte des millions alors que les coupures de courant sont excessivement encore fréquentes ;
9.   Bien des rues, tant à l’intérieur du pays que dans la capitale sont dotées de l’éclairage solaire, fonctionnel ;
10.               Le parc hôtelier de la capitale a été multiplié par 2, signe que des investisseurs font confiance dans l’avenir du pays ;
11.               Dans une centaine d’écoles est déjà introduit le tableau numérique, par Haïti Futur dont la présidente est une haïtienne ; le ministère de l’éducation finance ce développement qui apportera un plus aux élèves et aux maîtres en un temps très court ;
12.               Le réseau de l’ANACAPH revoit sa politique de crédit pour favoriser le crédit agricole et baisse les taux d’intérêt pour les producteurs ;
13.               Le gouvernement a une politique audacieuse de créer des micro parcs industriels décentralisés en vue de valoriser la production locale par la transformation et la conquête de marchés.
Je pourrais allonger la liste des actions entreprises. Absent du pays pendant quelques mois, je n’en connais pas la totalité. Je raconte donc ce que je vois, et seulement cela.
Des amis haïtiens, en rigolant, me traite déjà de pro-gouvernemental ! Mon statut professionnel, ma nationalité, ne m’autorisent pas à être partisan. Mais mon devoir de socio économiste m’oblige à voir les choses. Ma fonction de blogueur[2] m’incite à les rapporter.
J’ai eu la chance de participer à deux réunions de travail avec un ministre. Je l’écoutais avidement, pour comprendre. Il est l’initiateur de micro parcs industriels. Son crédo, adressé à ses cadres, est simple : « Montrez si les micro parcs industriels peuvent être rentables ou non, s’ils peuvent vraiment servir de levier à la production nationale ; dépêchez-vous : j’ai promis un démarrage rapide ; ne faisons pas des parcs qui privilégient une famille mais qui apportent des revenus à toute la communauté locale ; c’est avec l’entreprise que nous nous développerons, pas avec les ONG ; ce que les autres pays font, nous pouvons le faire ».

Le Premier Ministre a bien bousculé les ONG qui se font aujourd’hui plus discrètes. Je ne peux qu’applaudir à sa stratégie : j’ai trop vu dans d’autres pays, notamment en République Démocratique du Congo, comment la guerre, la pauvreté, les maladies sont le fonds de commerce de bien des ONG. Le Premier Ministre va plus loin, demandant une réorientation de l’aide étrangère.

Je ne serai pas juste si je ne mentionnais pas que deux appuis ont été fondamentaux pour qu’Haïti revive : celui de Chavez (avec la création de Pétrocaribe) : 94 % des investissements publics sont financés à partir des fonds de Pétrocaribe. Et celui de Cuba qui assure une solide couverture médicale avec les médecins dans le pays. Pour être très juste, il faut aussi mentionner le rôle très actif de l’Union Européenne (construction de la nationale 3 vers Hinche, réhabilitation des barrages de l’Arcahaie, soutien à un programme de crédit rural, etc.).

Fondamentalement, il y a un effet Chavez dans le pays. Et il y a un effet Martelly. L’homme surprend : alors qu’il va inaugurer des aménagements à Tiburon ou Carrefour, il marche pendant des heures et sur des kilomètres pour saluer les familles chez elles. Démagogie ? Je laisserai l’emploi de ce terme à d’autres : simplement parce qu’il fait bien chaud en cette saison dans ce pays. L’effort a nécessairement une signification humaine.

J’ai parlé de la politique gouvernementale et de l’aide internationale. Je dois aussi parler de la population : là aussi les mentalités ont bougé ; on se plaint moins : les sempiternelles jérémiades qu’on entendait partout, tant dans le peuple que chez les gouvernants ou les coopérants, se sont mystérieusement tues ; chacun se met au boulot pour construire le pays. Bien des entrepreneurs, capital privé, se battent pour que le pays se développe.

Et j’en viens à douter de chiffres publiés : 2% de surfaces boisées ? Ce n’est plus ce que je vois en survol d’avion. La couverture forestière a changé ces dernières années Si certaines espèces d’arbres disparaissent (le bois blanc, le gaïac dans le nord de l’Artibonite par exemple), le bayahonde[3] croît largement. Dans l’Arcahaie, des milliers de benzolive[4] ont été plantés. Bayahonde et benzolive sont des plantes mellifères qui donnent lieu à la production de nombreux produits alimentaires, notamment le miel qui s’avère une véritable motivation pour la reforestation. Il fallait y penser. Les paysans, les associations plantent massivement.

60% de personnes avec moins d’un dollar par jour ? Je n’y crois pas non plus. Généralement, dans ce genre de statistiques, la part de l’autoconsommation est mal prise en compte. Comme toujours les moyennes sont perverses. Si la vie est dure à Anse Rouge, ce n’est pas exactement la même chose à Camp-Perrin ou à Saint-Raphaël qui disposent de périmètres irrigués. Mais qui dira la réalité des statistiques ? Et sur quelle base ?

Il y a, parmi les acteurs de développement l’Etat, l’aide internationale, la population. Il y a aussi des entrepreneurs de génie : Hans qui a créé la fédération des ateliers de couture INDEPCO, modèle qui mériterait d’être exporté ! Michel, créateur de letagogo[5], laiteries où les éleveurs sont actionnaires ; Paul qui essaie de promouvoir l’agriculture biologique, Lionel qui pilote le KNFP[6], une instance unique à l’échelle mondiale, Bob qui a créé avec Jardin sur mer un concept d’hôtellerie natif-natal où on se sent bien, Carl Eric qui développe la production de sel sous serre de très haute qualité, Ti-Blanc qui promeut le miel de moringa dans l’Arcahaie, Médard qui améliore la technologie de production de sel en bassins, Eddy qui se fait fort de réaliser dans son pays ce qu’il a créé ailleurs, Carl qui veut relancer la production de vétiver dans le Sud et conçoit des poulaillers simples pour pondeuses, en propriété des paysans ; et tant d’autres acteurs haïtiens que je n’ai pas encore rencontrés !

Haïti mort ? ll ne faut pas faire la nécrologie trop vite, comme pour Nelson Mandela. A la différence près que Nelson a, comme tout un chacun, une durée de vie limitée. Mais Haïti vivra éternellement. « Bonne race ne peut mentir ! ».

Lors d’une réunion, j’ai pronostiqué que dans dix ans, Haïti sera devant la République Dominicaine en termes de développement. Facile ! Quand tu pars de zéro, tu gagnes vite des points en pourcentage ! La République Dominicaine est peut-être dans la position de l’Europe : presque toutes ses cartouches ont été tirées. Haïti a l’avenir devant elle. Et ce n’est pas n’importe quel peuple !

La presse occidentale, les ONG, l’opposition auraient urgence à cesser de larmoyer, de critiquer. L’heure est à la (re)construction. Le gouvernement s’y attelle, sur fonds propres ou sur Fonds Petrocaribe. D’autres acteurs économiques aussi. Il suffit de regards d’empathie, pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui. Se contenter de dire les misères d’un peuple n’est pas dire sa réalité. Un personnage, presque drôle, Thomas Adams, coordinateur spécial pour le département d’Etat des Etats-Unis, a osé dire voir Haïti : « comme un verre à moitié plein et qu’il faudra 30 ans pour qu’Haïti soit comme la République Dominicaine ! ». Il paraît qu’il a progressé dans sa pensée ! Personnellement, j’ai pronostiqué dix ans pour qu’Haïti dépasse la République Dominicaine. Notre point commun est de ne pas avoir une relation directe avec Dieu pour prédire l’avenir. Notre différence est peut-être que je vais plus que lui, guidé par mes amis haïtiens, à la rencontre des populations du fin fond des mornes, des investisseurs et de ceux qui mènent le pays.

Haïti a de multiples ressources : la terre, les hommes et femmes, la biodiversité. Je vois un peuple debout. Il n’a pas évacué de son esprit le 12 janvier 2010. Il rebondit sur l’évènement tragique, comme si tout un chacun se disait : « j’ai la chance d’exister encore, reconstruisons et construisons autrement notre pays ». Je vois un gouvernement pragmatique et positif, des consultants, nationaux et étrangers, qui se donnent pour le pays, des investisseurs de la diaspora qui cherchent à développer leur région d’origine tout en faisant participer les populations à leurs constructions. Demain sera autrement parce qu’il y a prise de conscience : un ami haïtien disait : « Haïti, c’est la misère dans l’abondance ». Hier, plein de gens n’auraient parlé que de la misère.

De fait, il y a abondance de ressources humaines, naturelles, agricoles, minières. Et de savoir-faire. Manque une politique hardie de financement du développement. De ce que je sais, celle-ci ne saurait tarder.

L’histoire du verre est signe de méconnaissance. Une sorte de prisme déformant mais involontaire d’un homme tombé de l’avion et qui y remonte illico presto, nourri des statistiques douteuses produites par les organisations internationales, à finalité cachée. Et s’il y avait une vie et une âme fière haïtiennes, au-delà des chiffres publiés ?

Je ne rêve pas et ne suis pas dupe : des traces de corruption existent encore ; tous ne jouent pas le jeu du développement ; dans certaines régions, la misère reste grande. Mais, nous, étrangers, devons-nous continuer de jeter la pierre ? Nous, étrangers, devons aussi apprendre à balayer devant notre porte. Quelque part – j’assume – Haïti est un exemple de pays qui se prend en mains, qui se reconstruit, conscient des forces natif-natal dont il dispose. Chapeau bas !

Bernard Taillefer
Docteur en économie
Consultant international
4/10/2013





[1] / Expression haïtienne pour désigner les cheveux crépus.
[2] / Voir le blog PASSION SUD
[3] / prosopis juliflora
[4] / moringa oleifera
[5] / Lait à gogo
[6] / KNFP = Conseil National de Financement Populaire

9 commentaires:

  1. Les observations faites et bienvenues concernant Haïti rejoignent celles à faire partout (Cf le Numéro Hors Série, mai 2013, d'Alternatives Internationales consacré à 'l'Afrique Qui Bouge' en coopération avec la SIDI et le CCFD). Pourquoi ce cher Peyi d'Ayiti serait-il différent des autres ? Mais la référence à des gourous ou des inspirateurs se retourne toujours contre soi : que Martelly ne fût pas la 'tasse de thé" de l'intellectuel (qui se présente comme tel) et signataire du blog intéresse qui ? En politique (comme en matière de développement d'ailleurs...), on apprécie les faits / résultats et non les intentions. Cela bouge partout, Mais il y a encore beaucoup à faire partout : assurer les approvisionnements des boutiques de villages au Venezuela, assurer la protection des Indiens qui viennent d'apprendre que le parc écologique de Yasuni sera transformé en champ pétrolifère en Equateur, lutter efficacement avec les paysans contre l'accaparement des terres au Mozambique, continuer sans relâche à réduire les inéquités abyssales entre pauvres et riches en Afrique du Sud, les Maliens ont échappé de peu à l'obscurantisme et retrouvent aussi leurs énergies créatrices, on peut continuer. Bref on observe que la vie quotidienne des personnes est affaire d'engagements locaux partout, en Haïti comme ailleurs et que ce sont toujours les peuples qui s'y collent face à l'oppression économique ou politique. Pourquoi les Bouteflika, Mugabe, Correa, Chavez, Morales déshonorent-ils tous les causes qu'ils prétendent défendre en justifiant leurs bidouillages constitutionnels ? Puisse Martelly à son tour ne pas y sombrer. Mais pourquoi ne pas lui faire confiance dès maintenant ?
    Dominique Lesaffre

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    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    2. Il est des fois où une lecture trop rapide, en méconnaissance des réalités haïtiennes fait qu'un commentaire passe à côté du fond des choses. Comme me disait une autre lectrice haïtienne : "Je n'ai pas pu faire la liaison entre les commentaires et l'article donc c'est mieux que je me taise".

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    3. oh mon Dieu,vous me donnez vraiment l,envie d'aller participer a cette reprise de la vie de mon cher pays ,j'ai pleure en vous lisant..ce fut comme une therapie .merci,merci beaucoup...............

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  2. De rien Marceline, je l'ai écrit du fonds du cœur et on pourrait dire encore plus ! Mais il faudra du temps pour effacer les traces e quelques décennies de gabegie ! Du courage ! Et effectivement je crois que le pays a besoin de bras !!!

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  3. Que du bon, que du beau, que du positif, on en a bien besoin, même s'il vient d'ailleurs.....et c'est tant mieux.
    Cette lecture m'a réchauffé le coeur, j'ai l'impression d'avoir des étoiles dans les yeux. Je me suis cru à Haïti, au coeur de la foule, regardant chacun oeuvrer pour construire/reconstruire ce beau pays, dont j'attends avec impatience les photos.

    Es-tu certain d'être parti travailler Bernard ? J'ai plutôt l'impression que tu étais en vacances prolongées. Difficile de quitter le pays et les gens que l'on aime. :)

    Marceline, il ne vous reste plus qu'à prendre votre billet d'avion. Quelqu'un a dit "ne céder pas à la tentation." Surtout ne l'écoutez pas. :)
    Chantal.

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    1. Merci Chantal. Tes écrits me donnent souvent la chair de poule. Tu es une lectrice fidèle et encourageante. Merci encore je te fais mail perso sur "mes vacances" (rires !)

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  4. Pour information cet article a été publié dans le plus grand quotidien d'Haïti le Nouvelliste. En outre j'ai té invité à en parler dans une émission de Radio Mélodie, animée par Bernard Ethéard.

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  5. Quand 2 Bernard se rencontrent, je me demande bien de quoi ils peuvent parler.... Des histoires de Bernard certainement, mais pas d'Hermite.
    Pétard de Schnock, tu deviens quelqu'un d'important, va falloir que je me montre sérieuse....... si, si je peux, ça m'arrive souvent, trop souvent même, c'est pourquoi j'aime bien partir en vacances en lisant ce blog.
    Cordialement, Chantal.

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