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Ce blog n'est pas un livre construit mais un ensemble de touches d'émotions ou de réflexions nées de quelques années de parcours professionnel et amical dans trois pays du Sud essentiellement : Haïti, Congo RDC et le Sénégal. Vos commentaires sont bienvenus autour de ces textes sans prétention. Juste un partage pour aussi faire découvrir de belles histoires au Sud et des moins drôles. Et n'oubliez pas de cliquer sur "plus d'infos" pour voir la suite de chaque billet !

samedi 11 février 2017

NOTRE TERRE

Je sais, je sais ! Nos élus sont bien occupés : préparer les élections, suivre les élections, mettre en place un gouvernement.... C'est ce que je vois en Haïti aujourd'hui mais cela se passe dans tous les pays du monde. Et puis le mandat prendra fin et il faudra recommencer la joute électorale.

Pendant ce temps, la planète est dézinguée. Et comme les politiciens sont généralement incapables d'avoir des visions qui dépassent la durée de leur mandat, nous pourrions être foutus. 


La terre, c'est là où nous marchons. On risque moins de salir les sabots que nous n'avons plus. On bétonne de plus en plus. Donc le "plancher des vaches" se raréfie. Mal. Car s'il y a des inondations, gare aux dégâts. Et il y a de plus en plus de calamités naturelles qui font des milliers de morts. Haïti vient de vivre un cyclone terrible. Porteur de destruction de vies, humaines, animales, végétales.


La terre, c'est là d'où nous tirons notre nourriture.  Mais l'agriculture industrielle a détruit les sols, lamentablement.  Pas inexorablement si on plante, massivement mais ce n'est pas grande priorité au Sud !


C'est sur la terre que nous respirons l'air Respirons ?  le mot va perdre de son sens avec les particules fines. Dans le Sud on ajoute un flux incontrôlé de motos chinoises pas chères ! Cela donne un épais brouillard qui s'ajoute à celui des diesels mal réglés.




Il ne faut pas jouer avec le feu ! Cette vidéo donne des idées. Mais les chiffres sont terribles !

Alors, entre les déchets, les mauvaises semences, la disparition de la bio diversité et une planète plus harmonieuse et vivable, il faut choisir, vite. La recherche du profit à tout prix a conduit aux désastres. Sortons de cette logique de l'argent.

lundi 19 décembre 2016

MOI ALEX, DE LA PLANÈTE TERRE

Alex va débarquer après demain en Haïti, fort de ses treize années. Bien sûr, j'en fais toute une fête. Et je regarde ses photos, nos souvenirs. En même temps, je découvre que Miss France sortie de Guyane, ne plait pas à tout le monde, les racistes disant qu'il n'est pas possible de faire représenter la France par une noire, de Guyane de surcroît. Je me foutrais volontiers de ces petits esprits atrophiés si cela ne correspondait pas à une tendance forte et montante  vers un fascisme à venir.

Alors j'ai plaisir à ressortir ce texte qu'Alex, de mère haïtienne et de père français, a écrit à sa naissance (Bon, j'avoue que je l'ai peu aidé !

Comme il est beau et qu'il y a des pédophiles sur Internet, je me garde de mettre sa photo.

dimanche 27 novembre 2016

FIDEL CASTRO ET MELENCHON

J'avoue ma trahison. Je n'ai pas écrit depuis si longtemps. Mon dernier post parlait de 100 000 pages lues alors qu'il y en a aujourd'hui plus de 260 000 !!! Je n'ai pas d'excuses mis à part celle d'un boulot prenant qui m'oblige à passer des heures sur l'ordinateur. J'ai beaucoup travaillé sur les plantes, surtout celles qui soignent les animaux et les autres plantes et, c'est promis, je vous reparlerai bientôt de ces plantes "magiques". J'ai matière à écrire, à essayer ces plantes car Haïti est vraiment le pays de la biodiversité.

Mais là n'est pas mon sujet de ce jour. Fidel Castro vient de mourir tandis que les communistes ont décidé de soutenir Jean-Luc Mélenchon, mon candidat depuis 5 ans !!! Cette double situation m'a inspiré ce billet, publié aussi sur Facebook. Je le reproduis, les fautes en moins ! J'ai eu le temps de relire et d'ajouter quelques photos !

samedi 2 août 2014

PLUS DE 100 000 PAGES LUES SUR CE BLOG... ET DES TEMPS DIFFICILES

Chers amis bonjour,

Je vous remercie de votre attention puisque plus de 100 000 pages ont été lues sur ce blog.

C'est un événement pour moi dans ce monde où les occasions de se réjouir deviennent rares : 
1. La pauvreté de milliards de personnes est la preuve que la mondialisation a des dégâts collatéraux inadmissibles. Cette pauvreté est le signe que les politiques internationales n'ont pas comme objectif le mieux-être des hommes et des femmes de la planète mais le profit de quelques-uns ; et la pauvreté gagne massivement les pays de l'Europe du Sud... et la France.
2. Le fascisme et le racisme montent partout, sans que les Etats dits démocratiques soient en mesure de contrecarrer la tendance ; la presse banalise le fascisme.
3. En parallèle, des fanatiques musulmans, prônant le Djihad, font honte à Dieu. Israêl tue en masse des femmes et des enfants à Gaza, en Palestine, faisant honte à Dieu. Les Etats démocratiques soutiennent Israel tandis qu'en France les manifestations en faveur du peuple palestinien sont interdites par un gouvernement dit "socialiste".
4. On enlève des jeunes filles, on descend des voyageurs dans des avions, on enlève des humanitaires, on entretient des guerres en Ukraine, en Syrie, en Centrafrique, en Irak, au Mali, en Lybie. Les marchands d'armes (c'est-à-dire nos pays occidentaux) y trouvent leur compte.
5. Les fonds vautours laminent l'Argentine, guettant d'autres proies.
6. On continue de détruire l'environnement, et donc la planète.

Le monde marche sur la tête. 

Pour fêter ces 100 000 pages lues, je me permets de vous offrir ce dessin, envoyé par un ami de Facebook. Il a été réalisé par Ange Boligán Corbo (http://www.boligan.com/index2.php?id=1), Cubain vivant au Mexique. Je vous invite à visiter son site.


jeudi 31 juillet 2014

BRIBES D'HISTOIRE HAÏTIENNE (billet invité)

Pas facile de tenir un blog quand on a des responsabilités dans un pays du Sud. Le blog est un art qui demande du temps. Mais les engagements professionnels aussi. Des heures et des heures derrière un clavier ou sur les pistes pour essayer d'apporter sa pierre à des Haïtiens qui veulent changer des vies à ne pas vivre. Ces hommes et ces femmes sont plus nombreux qu'on ne le dit dans la presse internationale.


Durant ces dernières semaines je vais de surprise en surprise. Des amis me racontent l'histoire d'Haïti. Ils ne sont pas historiens, juste passionnés par leur pays. Et cette histoire remonte à loin, très loin ! On trouve dans le pays des hiéroglyphes écrits en alphabet run. L'histoire d'Haïti et des Indiens d'Amérique Latine fut riche en événements communs qui laissent des traces sur le sol haïtien. Puis vint l'époque de Christophe Colomb (on vient de retrouver la Santa Maria dans les fonds près des côtes d'Haïti)  et aussi celle des corsaires et flibustiers qui avaient élus domiciles à l'île à vache et à l'île de la tortue, un joyau écologique. Puis la colonisation française, puis les luttes pour l'indépendance (1804), précédée de la déportation de Toussaint Louverture, une des grandes figures des mouvements anticolonialisteabolitionniste et d'émancipation des Noirs au Fort de Joux, prison ignoble dans les brumes du Jura. Cette indépendance, née d'alliances, a créé bien des soubresauts dans la jeune et première République noire qui s'est engagée dans nombre de luttes de libération en Amérique Latine, d'où la reconnaissance de Chavez et de nombreux pays d'Amérique Latine. Puis vint la colonisation américaine.  Puis la dictature de papa et baby Doc, sanglante. Puis l'épouvantable leurre de vingt ans de "génération Aristide". Aujourd'hui est passé à une autre ère, imparfaite.

Si toutes les résistances et hauts faits d'armes étaient connus de tous les Haïtiens, alors ils relèveraient la tête. Le peuple d'aujourd'hui ne vient pas de nulle part. On sent bien dans les discours, dans le savoir de ce peuple, les références à tous les chefs historiques de l'indépendance et nous, étrangers, nous devrions connaître cette histoire. Mais l'histoire est plus riche, plus longue, métissée de toujours. Il va falloir que j'apprenne encore et encore mais les amis haïtiens sont là.

Pour l'heure je présente un billet invité d'un ami, Marcel Duret. Au détour de la découverte d'une petite ville du Nord-Est que j'ai visitée, il raconte la luttes des Caicos contre l'occupation américaine. J'apprécie sa plume, donc je partage avec vous. Bonne lecture.