Pages

Ce blog n'est pas un livre construit mais un ensemble de touches d'émotions ou de réflexions nées de quelques années de parcours professionnel et amical dans trois pays du Sud essentiellement : Haïti, Congo RDC et le Sénégal. Vos commentaires sont bienvenus autour de ces textes sans prétention. Juste un partage pour aussi faire découvrir de belles histoires au Sud et des moins drôles. Et n'oubliez pas de cliquer sur "plus d'infos" pour voir la suite de chaque billet !

dimanche 29 juillet 2012

Famine au Sud, malbouffe au Nord



Si nous sommes en vacances, ou si nous nous préoccupons de l’état de la planète, lisons ce livre plein de bon sens : « Famine au Sud, malbouffe au Nord : comment le bio peut nous sauver » publié aux éditions Nil, Paris, 2012, 194 pages, ISBN 978-2-84111-527-3.

Dans ce billet, je fais la recension du livre. J’aimerais, si ma plume le permet, dire plus que le résumé d’un livre : exprimer avec force que la vision exprimée par Marc Dufumier correspond à mes convictions profondes. Dire surtout que seule cette vision, si elle est mise en œuvre, nous permettra un réel optimisme pour la planète.
Ce blog, même si ce n’est pas un livre cohérent, a des continuités. J’ai écrit récemment sur les pesticides, le Bisphénol A, inspiré par l’ouvrage de Marie-Monique Robin. J’ai décrit des phénomènes d’une gravité exceptionnelle. Avec Marc Dufumier, c’est une vision lucide d’espoir qui se dévoile, fondée sur des constats identiques.


L’ouvrage de Marc Dufumier est facile à lire et a des qualités pédagogiques. Mais qu’on ne s’y trompe pas : l’auteur Marc Dufumier, que j’ai croisé en Haïti et lors de diverses conférences en France est un tout grand professionnel : ingénieur agronome, il est professeur émérite en agriculture comparée et développement agricole à l’AgroParistech. Son champ de travail fut la planète. Tout particulièrement, les paysans malgaches ont marqué sa réflexion alors qu’il était jeune coopérant. Son expérience lui a inspiré cet ouvrage qui a le grand mérite de faire le lien entre les problématiques du Sud et celle du Nord. Pas nécessairement orienté bio dans ses premières années, Marc en fait un excellent plaidoyer, plein de réalisme.
Je décris la trame du livre sans dévoiler la richesse du contenu... pour que vous investissiez dans cet ouvrage qui ne coûte que 18 euros dans les bonnes librairies de quartier, celles que nous devons contribuer à faire vivre !
Dans son préambule, Marc rappelle, donnée incontestable, qu’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès aux 2 200 kilocalories nécessaires par jour. Il récuse la fatalité et met en cause les modèles agricoles productivistes. Pour lui « l’agriculture actuelle déraille » (je rappelle qu’il est agronome !) et « qu’une part importante des décisions doit revenir aux paysans » ! Le décor est campé. Il fait rapidement allusion « au grand dérèglement » avec l’apparition des famines endémiques dans les années 60 puis dans les années 70 puis dans les années 84. Aujourd’hui, dans bien des pays, la situation n’est pas meilleure. Il conteste les explications faciles autour des guerres, de l’instabilité politique. Marc Dufumier refuse ces analyses, rappelant que maintenant « ce sont les famines qui causent des conflits » comme l’année 2008 l’a fait connaître au monde. L’auteur remet en cause le modèle agricole et la fameuse révolution verte imposée aux pays du Sud, en vertu de notre soi-disant savoir-faire.
Le grand dérèglement n’est pas spécifique aux pays du Sud. En Europe également, une frange croissante de la population se nourrit grâce aux Restos du cœur et à l’Armée du Salut. L’aide alimentaire dans le Sud est souvent inefficace, voire un facteur aggravant. Marc Dufumier démonte avec justesse les mécanismes de cette aide qui agit souvent à contre-sens.
Le pire, pour l’auteur est que la plupart de ceux qui ont faim au Sud sont les agriculteurs eux-mêmes ou leurs parents partis en ville dans le cadre d’un exode rural sans bon sens et sans avenir ! Alors qu’il faudrait donner les moyens aux ruraux de produire plus de céréales et de produits vivriers, d’autant que le marché international sera très demandeur à l’avenir. Au nord il y a trop-plein de nourriture et de malbouffe qui favorise accidents cardio-vasculaires, hypertension etc. Certes la durée de vie s’est allongée au nord mais, selon certains spécialistes la tendance pourrait s’inverser dans les prochaines années. Sous la pression des consommateurs et face aux dégâts objectifs visibles dans la nature (pollution des eaux, érosion des sols, paysages défigurés, perte de la biodiversité…), les pouvoirs publics mettent de plus en plus de nouvelles normes à respecter par les agriculteurs qui se sentent incompris. Pendant ce temps un grand SOS est lancé à propos de la disparition des abeilles, ces grandes pollinisatrices !
Ces pollinisatrices qui disparaissent !
Le second chapitre du livre, «Nos agriculteurs sont-ils devenus fous ?» met en évidence le fait que les agriculteurs des pays du nord ont attenté à l’équilibre écologique, contraints par le marché mais aussi par la poussée des leaders syndicaux et organisations professionnelles vers l’utilisation des produits chimiques et la motorisation, ce qu’on a appelé la modernisation. La Politique agricole Commune de l’Europe, longtemps anti libérale, est rappelée. Elle a eu pour effet d’accroître les productions européennes. Mais, dans le cadre de la mondialisation et sous la pression des concurrents cette politique a dû être abandonnée. Les prix chutèrent, compensés par des subventions au cas par cas. De fait, les agriculteurs européens abandonnèrent des plantes comme les légumineuses, si utiles pour fertiliser naturellement les sols, pour ne se consacrer qu’aux produits subventionnés. Fut préféré l’épandage d’engrais azotés avec les effets de serre qu’il entraîne dans l’environnement ainsi que la dégradation des nappes phréatiques.
Vint le diktat de la grande distribution, imposant férocement des prix et des normes de qualité aux agriculteurs. Les multinationales agroalimentaires ont décidé du choix des intrants dans toutes les filières. Au final, les agriculteurs « se retrouvent doublement perdants : ils n’ont plus la maîtrise des processus techniques, et doivent néanmoins assumer les risques de maladie ou d’attaques parasitaires » ! Marc Dufumier illustre son raisonnement avec la production « hors-sol » du porc breton.
Un matériel qu'il faut rentabiliser à tout prix
L’auteur constate la perte de la biodiversité en France : 600 variétés de blé tendre cultivées à la fin de la seconde guerre mondiale, quelques dizaines seulement maintenant. Même chose pour les races animales. Les exploitations se sont de plus en plus spécialisées, achetant du matériel lui-même très spécifique aux cultures qui ont été financées par les banques. Et la polyculture et l’association agriculture élevage disparaissent en Europe[1]. La rotation des cultures devient une pratique archaïque. L’engrais chimique remplace le fumier. On pulvérise de plus en plus et si, dans le même temps, les prix de telle ou telle plante viennent à chuter, l’exploitation agricole est mise en péril : trop de dépenses, pas assez de recettes pour la récolte.
La monoculture devient la règle. On ose cultiver la même céréale sur le même champ plusieurs années de suite ! Ce faisant, on crée les conditions pour la multiplication des insectes, des mauvaises herbes, des champignons pathogènes. Alors arrivent les pesticides et les produits phytosanitaires, qu’au fil du temps on appellera les produits phytopharmaceutiques pour mieux faire passer la pilule. On s’apercevra vite que ces produits tuent des insectes utiles et que les insectes nuisibles développent une résistance. Et pendant des décennies, ce fut la course à la recherche de nouvelles molécules, entraînant la résistance de certains insectes à 2,3 voire 4 molécules.
Marc Dufumier ne croit pas que les agriculteurs soient inconscients des risques qu’ils prennent. Mais « des logiques économiques perverses sont à l’œuvre » obligeant les agriculteurs à rentabiliser au maximum leur investissement pour rembourser leur crédit : « Pour rentabiliser les matériels agricoles, il faut pouvoir les employer à grande échelle ». Et tout le savoir-faire historique des paysans d’antan tombe. Fi des haies et des bocages, fi des arbres. On aplanit, on remembre. Les brise-vent disparaissent. On ne gère plus la matière organique.
Le libéralisme a fait qu’en France les agriculteurs ne produisent qu’un quart des besoins du pays en protéines végétales. Donc la France est vulnérable à deux titres : risque pour la souveraineté nationale, risque d’importer des OGM dont on ne connaît pas les conséquences futures.
Pour Marc, il est temps de refonder l’agriculture. Et il pose une affirmation qui sera le titre de son chapitre 3 : « quand la tradition n’est pas synonyme d’archaïsme ». Et il ose qualifier les agricultures du Sud de savantes : « les paysans qui ont mis en œuvre ces systèmes, mêmes s’ils sont analphabètes, savent bien comment aménager au mieux leurs agrosystèmes avec les maigres moyens de production dont ils disposent […]. Il n’y a ni immobilisme, ni passéisme » Et Marc de conclure : « Il serait donc vain de vouloir prétendre aider le Sud en faisant abstraction des savoir-faire accumulés depuis la nuit des temps, sans connaître les modes de production locaux et les raisons de leur maintien ». L’auteur détaille certaines pratiques culturales anciennes, souvent critiquées par ailleurs : l’agriculture sur abattis-brûlis, le nomadisme pastoral, les cultures associées, la riziculture inondée.
A l’inverse, il est démontré (chapitre 4) qu’au Sud la modernité n’est pas synonyme de progrès. Les systèmes extensifs (grandes fermes détenues par des urbains riches qui s’accaparent des terres pour en tirer le maximum de profits) causent la déruralisation (exode rural) et l’érosion des sols du fait d’une utilisation abusive de la mécanisation. La « révolution » verte, avec sa propension intrinsèque à la monoculture (comme au Nord) a imposé de nouvelles variétés en petit nombre qui ne pouvaient pousser qu’à grands renforts d’eau, d’engrais de synthèse et de pesticides… Par suite, les rendements ont chuté car les paysans n’avaient pas accès à cette chimie agricole, même si des systèmes de crédit agricole ont été conçus, appauvrissant davantage les paysans. L’exode rural s’intensifie, ainsi que les migrations internationales clandestines. Certes, en certains lieux, les rendements se sont accrus. Mais, à terme, ceux-ci ne peuvent que décroître, à moins de mettre toujours plus d’intrants chimiques. Même cercle vicieux que dans les pays occidentaux avec les mêmes externalités négatives y compris sur les autre écosystèmes. L’erreur fatale est bien là : vouloir « adapter l’environnement à un nombre de variétés très faible, au lieu de laisser au paysan le choix des variétés en fonction de l’environnement ».

L’exode rural, qui s’est amplifié ces dernières années dans les pays du Sud (chapitre 5) est bien la conséquence de cette modernité tragique : « quand un paysan ne peut faire vivre sa famille de la terre, il la quitte ». Les ruraux deviennent minoritaires dans la population mondiale. Les excroissances qu’on nomme bidonvilles, faite de cartons de tôles, de plastique et d’insalubrité se multiplient autour des capitales du Tiers-Monde. La migration clandestine (vers le Nord mais aussi entre pays du Sud…) ou la forêt sont les autres chemins empruntés par les paysans qui ne peuvent plus cultiver leurs terres. La forêt est alors saccagée au profit de plantations de cultures industrielles. Des milliers d’hectares sont ainsi détruits chaque année.
Les OGM (chapitre 6) sont souvent présentés comme la panacée pour réduire la faim dans le monde. Marc Dufumier en décrit le principe de fonctionnement et tire le bilan des OGM de première génération qui devraient, selon leurs promoteurs avoir 4 avantages majeurs : accroissement des rendements, baisse des coûts de production, gains notables en éléments nutritifs, protection facilitée des cultures contre la concurrence des mauvaises herbes. L’auteur démontre que les résultats sont loin d’être présents dans les zones où ils ont été largement employés. Concernant les OGM de seconde génération, dans lesquels « on s’efforce d’intégrer et combiner plusieurs gènes afin de rendre les plantes plus riches en qualité nutritives et gustatives, plus résistantes aux agents pathogènes, aux stress hydriques ou à la salinité des sols », Marc Dufumier reste prudent dans l’analyse mais se pose une question clef : n’est-ce pas jouer aux apprentis sorciers que de vouloir commercialiser ces variétés avant d’avoir sérieusement étudié l’ensemble de ces interactions entre gènes de mêmes plantes ? Mais, plus fondamentalement, l’agronome conteste que la solution soit de se focaliser sur l’« amélioration » génétique. En admettant que les OGM de seconde génération soient sans danger et puissent être cultivés par les paysans pauvres de la planète, ces derniers devraient rapidement accroître la fertilisation de leurs champs pour compenser les pertes d’éléments minéraux prélevés à chaque récolte. Les gains de rendement ne pourraient être maintenus et on se retrouverait à la case départ, avec les dettes et les dégâts environnementaux en plus !
Marc Dufumier affirme que ce n’est pas le potentiel génétique des plantes qui limite les rendements mais la fertilité globale des agrosystèmes. Et l’auteur réaffirme que les paysans ont intérêt à associer plus de variétés végétales dans un même champ, ce qu’ils savaient faire. Il est temps de redonner du pouvoir aux paysans.
En seconde partie, Marc Dufumier expose sa vision. Il plaide d’abord pour l’agroécologie (chapitre 7), riche de plusieurs techniques qui ont fait leurs preuves et qui permettront aux paysans de doubler leur production dans les quatre décennies à venir tout en s’adaptant au réchauffement climatique, en atténuant les émissions de gaz à effet de serre et en respectant au mieux le cadre de vie des populations urbaines et rurales. L’agronome souhaite le développement de l’énergie solaire, non par des panneaux photovoltaïques, mais en favorisant la photosynthèse : « Plus un seul rayon de soleil ne doit tomber directement à terre sans que son énergie n’ait été utilisée pour la photosynthèse ». Pour bien réussir, l’action solaire nécessite l’entretien de haies vives autour des parcelles afin de protéger du dessèchement par les vents et limiter le ruissellement des eaux. On est loin de ces approches agronomiques qui ont fait abattre toutes les haies pour laisser passer les tracteurs !
Agroforesterie en Haïti
L’agroforesterie, qui « consiste à entretenir diverses plantes annuelles sous un couvert arboré de faible densité » tient une grande place dans la réflexion de l’agronome. Elle se pratiquait en France autrefois puis on a qualifié cette technique d’obsolète. En Afrique, les incertitudes sur le statut foncier limitent gravement cette pratique bien connue des ruraux. En complément, Marc propose de planter des légumineuses en association et en rotation culturale, capables de fixer l’azote dans le sol et de fournir les protéines dont nous avons besoin. L’auteur prône l’association de diverses activités agricoles (agriculture – élevage, agriculture - pisciculture – élevage, polyculture – élevage diversifié). Marc Dufumier suggère de réorienter la recherche agronomique sur ces thématiques et conclut que « les ingénieurs agronomes seraient bien inspirés de passer moins de temps dans leurs stations expérimentales et de retourner… à la ferme ». Combien de fois ai-je entendu cette revendication chez mes amis paysans d’Haïti, d’Afrique ou de Madagascar ?
Paysan sénégalais de l'UGPM (Meckhe)
Dans le chapitre 8, l’agronome propose de « remettre le paysan au cœur du développement » car « les principaux obstacles à l’élévation des rendements agricoles ne sont pas techniques mais socioéconomiques. […] Les paysans n’ont besoin de personne pour inventer une agriculture performante et durable. Il faut juste leur en donner les moyens ». De fait, les paysans du Sud sont souvent privés du minimum nécessaire pour cultiver. Ils n’ont même pas la certitude de conserver leurs terres tant le droit foncier est désuet. Marc Dufumier appelle à la mise en œuvre d’une « nouvelle » réforme agraire. Il rappelle que dans l’histoire certaines d’entre elles ont donné de bons résultats. Ne pas le faire serait « une absurdité économique doublée d’un crime social ». Une bonne réforme agraire devrait assurer l’accès des paysans aux terres agricoles sur le long terme, mettre fin à l’accaparement des terres par des notables locaux ou des multinationales, équiper les campagnes, financer les agriculteurs. L’aide publique au développement devrait être réorientée.
« Le libre-échange, c’est le vol » affirme l’agronome dans le chapitre 9. Il le démontre largement lui opposant un commerce équitable qui ne pourra exister que si les règles du commerce international sont revues de fond en comble. Il insiste sur les prix agricoles, totalement aberrants, car imposant « aux paysans du Sud d’être deux cent fois moins rémunérés que leurs concurrents du Nord ». Et Marc Dufumier de tirer les conséquences : « demander aux pays du Sud d’acheter nos surplus agricoles suppose que nous soyons prêts à accueillir les miséreux du monde. Bizarrement les chantres du libéralisme se font très discrets sur ce deuxième aspect ! ».
Dans le dernier chapitre, des propositions sont faites pour les agriculteurs et les campagnes du nord : arrêter la course au productivisme, rediversifier les systèmes de production, diminuer la dépendance aux importations agricoles et produire plus de légumineuses… et moins d’algues vertes ; développer les labels et la filière bio en s’appuyant sur la restauration collective. 2013 doit être l’année de renégociation de la PAC. Marc Dufumier estime que c’est une occasion à ne pas manquer pour mettre en place une politique des prix plutôt qu’une politique de subventions, rémunérer directement les agriculteurs comme « jardiniers de paysage », créer un bonus-malus sur les productions en fonction de leur niveau de pollution.
maraîchage bio au Sénégal (Jardins d'Afrique)
En conclusion et logiquement, Marc Dufumier affirme qu’en 2050, l’agriculture bio peut nourrir la planète ! Il rappelle l’intérêt de manger bio et le fait reconnu de tous que cette agriculture bio a d’énormes avantages pour l’environnement. Marc Dufumier souhaite que des moyens soient donnés aux paysans du Sud pour produire pour leur pays (ce n’est pas aux pays du Nord de les nourrir !) tandis qu’en France il est nécessaire que le bio atteigne une superficie d’au moins 20 % de la surface cultivable pour entraîner l’agriculture conventionnelle et satisfaire le marché intérieur en plein développement mais approvisionné seulement à 60% par une production nationale.
Ce livre, qui se termine par un glossaire utile pour les non-initiés et est complété par des graphiques, est une vraie bouffée d’air frais ! C’est encourageant d’entendre un agronome au si long parcours international, tenir de tels propos. Partager son point de vue est une exigence qui s’impose à tous ceux qui souhaitent lutter contre la dégradation de notre environnement et la malbouffe qui n’est pas simplement cantonnée dans les Mac Do et autres Quick. Bonne lecture !


[1] / Je me souviens qu’au début des années 90 c’était aussi la tendance voulue par les services agricoles du Rwanda et les coopérants qui les conseillaient.

1 commentaire:

  1. Un bien beau billet Bernard, je ne saurais qu'y rajouter tant il est est bien renseigné.

    Je suis bien d'accord avec Marc Dufumier (il porte bien son nom pour s'occuper de la terre....chuttt, ne lui dis pas mes bêtises), il faut revoir notre façon de cultiver la terre et ne pas trop se fier aux promesses des multinationales.
    Les nouvelles variétés de blé ne sont pas spécialement bonnes pour la santé, trop de gluten, d'où explosion d'allergies et autres maladies.
    http://www.youtube.com/watch?v=_cpIV9GJS5Q&feature=player_embedded#at=314

    C'est quand même terrible de ne plus avoir le droit de donner ses graines, et d'être obligé d'en passer par les semenciers. Un cycle infernal !

    Toute cette chimie est nuisible à la terre, ainsi qu'à tous les humains, notamment aux plus petits, insectes compris. Tout cela se paie et les hôpitaux sont bien remplis.....par des personnes qui vivent certes plus longtemps, mais pas en meilleure santé, et le pire par de nombreux enfants.
    Il est tant que l'homme regarde et voit la réalité en face et cesse de faire l'autruche.

    Par contre, j'ai bien peur que nous allions au-devant d'une nouvelle crise alimentaire, en raison des vagues de sécheresse et des dégâts causés par les inondations.
    Faut-il en passer par là pour que l'homme soit responsabilisé ?
    Ce sont toujours les plus pauvres qui font les frais de cette politique stupide, à croire que Dieu ne reconnait que les riches. Ce qui me semble bien réel !

    Comme le dit Jean Ziegler, Dieu n'a que nos bras pour faire les choses, ce qui veut tout dire..... !

    Belle fin de journée.
    Amicalement,
    Chantal.

    RépondreSupprimer